La dictature de la peur prive les Grecs de leur énergie et de leur raison

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Le Métropolite de Syros-Tinos-Mykonos Monsieur. Dorotheou B’
La peur est un trait purement humain, une émotion humaine fondamentale, causé par la conscience d’un danger ou d’une menace réel ou imaginaire….
La peur remplit l'âme des gens d'anxiété, incertitude, insécurité, un sentiment d'indifférence pour les phénomènes, les situations et événements de la vie sociale, et leur inspire un sentiment de futilité et de renoncement à tout effort, les transformant en instruments impuissants de ce qui apparaît ou est possible, à qui ils confient librement la gestion de leur vie.

C'est un fait que la première source de peur est l'ignorance et l'ignorance, puisque nous avons peur de,ce que nous ne savons pas...


Jusqu'à connaître les lois de la nature, nous craignons les phénomènes naturels!
Jusqu'à connaître le vrai Dieu, nous craignons les dieux!
Jusqu'à connaître la réalité au-delà de la tombe, nous craignons la mort!
Jusqu'à connaître l'homme, on a peur de l'autre, le voisin, notre voisin!
Jusqu'à se connaître, nous avons peur de nous-mêmes!

Et plus nous avons peur, plus nous nous retranchons, nous sommes tellement isolés, plus nous devenons prudents, plus nous nous comportons avec insouciance, plus nous vivons et pensons passivement! Comme je l'ai dit avec justesse, Aucune passion n'enlève autant le pouvoir de l'énergie et de la raison à l'esprit de l'homme que la peur..

C’est cette peur qui, comme un nuage noir, s’est installée ces dernières années dans l’âme des Grecs et leur enlève leur énergie et leur raison., les éléments nécessaires pour faire face aux situations et surmonter les difficultés.


Le Grec moderne a peur... Il a peur de demain, il a peur pour lui, pour ses enfants...

Peut-être pas sans raison, avec ce qu'il traverse chaque jour, avec le flot d'informations, des nouvelles et -réelles ou pas- nouvelles mesures à venir, existant.

Sans fin - par ceux qui ont le pouvoir de le faire, et ils le font- cultiver la peur de l'avenir, sur les bouleversements possibles, voire les catastrophes, capte chaque parcelle d'optimisme, créativité et compétitivité.

La peur omniprésente, avec l'implication que rien ne peut changer, rien que nous puissions changer, crée largement un sentiment de nihilisme, cela conduit à une pire forme de volontarisme et d’aliénation de notre liberté personnelle!

Ainsi nous renonçons à toute volonté de participer à la société, nous ne nous soucions pas des développements, nous acceptons passivement les conséquences et… nous soumettons, " Adamas lâche et incompétent, en attendant, peut être, une certaine honte".

Mais une condition pour que le miracle se produise, se débarrasser de la peur des gens et des situations et vivre librement et de manière créative, c'est se réveiller de la léthargie et de l'apathie, que toute impasse nous amène, retrouver notre âme et maintenir et préserver notre autonomie individuelle, défendre et réagir fermement à toute tentative de saper.

Et si nous nous sentons seuls, impuissant face aux vagues de la tempête, qui menacent de couler le navire imaginaire de la vie et de notre pays, en cette période difficile de danger réel ou même possible, nous avons plus que jamais besoin du pouvoir catalytique de la foi.

(agioritikovima.gr de l'encart de la République pour l'Orthodoxie)

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Révérend II Dorotheus

Avec respect et dévotion

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